Méthodes de travail et mémorisation (partie 1)

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La PACES est une année difficile, et très différente de ce que l’on a pu connaître au lycée. La réflexion, bien qu’importante pour comprendre les notions que l’on nous enseigne et les liens entre les différents cours, n’est que la première étape du processus d’apprentissage. En effet, il y a tellement d’informations à retenir que la mémorisation prime sur la réflexion : on ne peut pas s’en sortir juste en comprenant le cours, il faut l’apprendre. Ce qui limite la majorité des étudiants en PACES, ce n’est pas la compréhension mais bien la mémorisation. La PACES, c’est donc avant tout un exercice de mémorisation. 

Attention : apprendre son cours sans chercher à le comprendre n’est pas pour autant la solution ! On retient mieux les notions une fois qu’on a compris la logique du cours et son intérêt.

L’enjeu du début d’année en PACES est important : il faut trouver sa méthode de travail, la façon qui nous correspond le mieux pour faire face à ce flux d’informations et de connaissances à acquérir. Il nous faut ainsi apprendre à être le plus efficace possible pour pouvoir stocker un maximum d’informations en un minimum de temps. 

Quelques techniques existent, qui, lorsqu’elles sont bien utilisées, peuvent nous aider à gagner du temps, et à améliorer nos capacités de mémorisation. 

Il est important de noter que les techniques présentées au cours de cet article peuvent vous intéresser tout comme ne pas vous convenir : ce sont juste des pistes pour vous présenter ce qui existe. À vous de piocher dedans si vous en trouvez une utilité !

 

1. Utiliser sa mémoire auditive

La mémoire auditive peut être facilement mise à profit. Chercher à reformuler le cours  à l’oral avec ses propres mots, comme pour expliquer les notions à quelqu’un, peut aider à l’apprentissage. Comme le disait notre cher Nicolas Boileau, « Ce que l’on conçoit bien s’énonce clairement, et les mots pour le dire arrivent aisément. » 

Vous pouvez demander à une personne extérieure de vous écouter, cela vous forcera à bien reformuler pour « traduire » le cours et ainsi le rendre accessible, compréhensible par tous.

Plus simplement, lire à haute voix ses cours permet de rester concentrer plus longtemps que lorsqu’on lit dans sa tête, où il est facile de divaguer et de se mettre à penser à autre chose (hmmm qu’est ce que je vais manger ce soir moi ?).

Encore une autre piste : vous pouvez également « podcaster » les cours, les ré-écouter pendant les temps morts de votre journée (durant les trajets jusque la Fac, pendant les repas, sous la douche … oui, certains écoutent leurs cours sous la douche). Attention cependant à ne pas perdre trop de temps à réécouter tous ses cours, et à se laisser des moments de vraies pauses où on décroche complètement des cours !

 

2. Utiliser sa mémoire kinesthésique

Qu’est ce que c’est que ça ? La mémoire kinesthésique, c’est la mémoire des mouvements du corps. Par exemple, apprendre ses cours en les recopiant !

Attention, le piège de cette méthode est de perdre du temps à tout recopier passivement, sans faire attention à ce que l’on écrit. Il est donc intéressant encore une fois de reformuler le cours, cette fois à l’écrit, en transformant un paragraphe en petit schéma avec plein de flèches pour relier les notions entre elles. De plus, faire un schéma permet d’activer sa mémoire visuelle !

Vous pouvez également activer votre mémoire kinesthésique en mettant vos cours sous forme de fiches.

Pour d’autres, ça peut être apprendre ses cours en faisant les cent pas dans sa chambre, ou encore parler en faisant des gestes (mimer les acides aminés est une discipline très reconnue en PACES).

 

3. Utiliser sa mémoire visuelle (Les Minds Maps = cartes mentales)

On peut facilement se perdre en essayant d’apprendre un paragraphe tout condensé d’un cours. Le reformuler sous la forme d’un schéma, plein de couleurs et de flèches peut faciliter la lecture de l’information, la rendre plus visuelle et ainsi plus attractive.

Dans certaines matières, la visualisation est particulièrement importante : en Anatomie particulièrement, il est intéressant de s’appuyer sur les schémas proposés par les professeurs ou bien les Atlas comme le Netter ou le Kamina. Des applications existent également pour permettre la visualisation en 3D des éléments, leurs rapports entre eux (par exemple : l’Atlas d’anatomie humaine développée par Visible Body, application payante).

Les cartes mentales représentent aussi un outil plus général et assez pratique pour aider à la mémorisation. Elles permettent de rendre une information claire et facilement lisible (pour celles qui sont bien faites). Le principe : mettre le sujet principal au centre, puis faire partir des branches de ce sujet vers des notions plus précises.

Attention à ne pas trop charger vos cartes mentales ! 

Un outil pouvant vous être utile pour la création rapide et propre de Minds Maps : l’application XMind ZEN, gratuite et disponible ici : https://www.xmind.net/fr/zen/

Vous pouvez télécharger les mind maps que vous créez au format pdf dans la version gratuite, ainsi que sous forme de plan (ce qui peut faire office de fiche de révision !)

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